
Approche ta main de la sienne.
« Je te voyais venir.
Bienvenue en Terre de MANA. »
dit la Fée
C'est ta lumière, et personne d'autre ne la porte. Elle grandit deux fois : quand tu donnes du temps à quelqu'un, quelque part en Bretagne, et quand tu vas rejoindre un menhir, un dolmen, un alignement.
Une association près de chez toi a besoin de deux heures, d'une paire de bras, d'une voiture, d'une présence. Tu y vas, elle confirme. Pas de dossier, pas d'engagement d'un an.
Un menhir, un cairn, un alignement. Tu t'y rends à pied, à vélo ou en voiture — et tu converges.
MANA ne mesure pas ta générosité. Il mesure ta présence — auprès des gens, et auprès des lieux.
C'est pour ça qu'un menhir et une maraude valent la même monnaie. Dans les deux cas tu es sorti de chez toi, tu as traversé la Bretagne, et tu as offert le seul bien que personne ne peut fabriquer : du temps où tu étais là.
Et si tu te demandes pourquoi des mégalithes : à Barnenez, il a fallu déplacer environ deux mille mètres cubes de granit. Le grand menhir de Locmariaquer pèse près de trois cents tonnes. Personne n'était payé, la monnaie n'existait pas, et le cairn a été agrandi sur quatre siècles — ceux qui l'ont commencé ne l'ont jamais vu fini.
Un effort collectif, non rémunéré, pour quelque chose dont on ne profitera pas soi-même. Il y a six mille sept cents ans, deux mille ans avant les pyramides. Ils sont encore debout dans ta commune.
Chiffres-clés du bénévolat en Bretagne — Rannvro Breizh
La Bretagne n'a pas un problème de générosité. Sept cent mille personnes donnent déjà, et neuf associations sur dix ne tiennent debout que grâce à elles. Ce qui manque n'est pas l'envie de donner. C'est ce qui se passe après.
JeVeuxAider.gouv.fr, France Bénévolat, Benevolt, Tous Bénévoles, le Répertoire National des Associations, les forums des assos de septembre, l'estampille « Bénévoles BZH » de la Région. Tous servent la même chose, et la servent bien : mettre en relation. Trouver une mission près de chez soi. MANA s'y branche et commence là où ces outils s'arrêtent.
Chaque seconde donnée est enregistrée et te reste. Pas une attestation à réclamer ni une déclaration à remplir soi-même : un relevé qui se construit tout seul, à mesure que tu donnes.
Un tableau d'annonces va dans un seul sens : tu donnes. MANA est une banque du temps — tu donnes, et tu peux recevoir à ton tour. C'est toute la différence entre une mise en relation et une réciprocité.
Aucune commune ne sait combien d'heures ses habitants offrent chaque mois. Ici, ça se voit sur la carte, et ça se fête au solstice.
Neuf associations bretonnes sur dix ne fonctionnent que grâce aux bénévoles, et presque aucune ne sait mesurer cette contribution. MANA la leur donne, heure par heure, à porter dans leurs dossiers.
MANA ne cherche pas à convaincre les 25 % qui donnent déjà.
Il est fait pour les 75 % qui ne sont jamais entrés.
Le Trésor affiche ton solde à la seconde près — c'est une banque du temps, elle doit être exacte. Mais ce que tu as donné n'est pas un stock. C'est une lumière : elle s'intensifie quand tu donnes, elle s'apaise quand tu t'arrêtes, et elle ne se perd jamais — elle est simplement passée dans quelqu'un d'autre.
Illustration — exemple de rayonnementTon rang, lui, reste acquis. Le rayonnement est vivant ; le chemin parcouru ne se reprend pas.
C'est la Bretagne des quatre départements, et elle se lit de deux manières. Bascule d'une couche à l'autre : ce sont les deux moitiés du même geste.
Tu rejoins une tribu — quelques personnes de ton bassin. Elle a sa terre, ses forêts, ses rivages, ses mégalithes. Elle grandit de ce que vous donnez, tous, et elle se rencontre en vrai : aux solstices, les tribus convergent sur un mégalithe. Et d'un bassin à l'autre, à travers toute la Bretagne, elles peuvent se retrouver.



Solstice d'hiver · 21 décembre 2026, 21 h 50
Huit fois par an la roue tourne, et à chaque station les tribus se donnent rendez-vous sur un mégalithe. Y être ensemble, ce jour-là, compte double — et la lumière que vous avez tous émise depuis la dernière station se déverse dans le mégalithe, pour tout le bassin.
Au Ménez Hom, les pèlerins ajoutent une pierre au tombeau du roi Marc'h pour que son âme puisse enfin voir le clocher. Un geste minuscule, un tas qui monte, un seuil à franchir à plusieurs. C'est le même mécanisme.
Pas de niveaux, pas de barre d'XP. Une tro — un tour, comme le Tro Breizh. Chaque station ouvre un pouvoir réel, pas un badge.
Tu réponds à un galv. C'est tout, et c'est déjà tout.
Le territoire te reconnaît : tu converges sur les mégalithes.
Le foyer te reconnaît : tu rejoins une oaled, puis tu en ouvres une.
Tu lances les galvoù et tu publies ce que fait ta tribu.
Tu valides les skoazelloù des autres. Tu transmets.
Tu ne sers plus ta seule tribu : tu relies les bassins.
Six stations sur le tour. Aucune ne se reprend.
Le roud, c'est l'empreinte et l'itinéraire à la fois. Laisse ton adresse : au solstice, la porte s'ouvre, et ta tribu t'attend.
Ta lumière t'attend au solstice.
MANA s'utilise entièrement en breton — les missions, les mégalithes, la tribu, le trésor.